Rencontre organisée par la Ministre Aurore Bergé avec les familles des victimes de l’Hyper Cacher

À l’invitation de la Ministre Aurore Bergé, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, le Président du Consistoire de France Élie Korchia a participé vendredi 9 décembre, en amont de la commémoration organisée devant l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à une rencontre avec les familles de victimes et anciens otages, parmi lesquels le père et la sœur de Yohan Cohen ainsi que la sœur et la nièce de François-Michel Saada.

 

Plusieurs personnalités participaient à cette cérémonie, au premier rang desquelles le Président du CRIF Yonathan Arfi, le Grand rabbin Moché Lewin ainsi que  des représentants d’associations et de collectifs.

 

Constance Le Grip, députée des Hauts-de-Seine et Présidente du groupe de travail contre l’antisémitisme et Caroline Yadan, députée des Français de l’étranger, étaient également présentes aux côtés de la Ministre.

Aurore Bergé a longuement échangé à cette occasion avec les familles et les rescapés de cet attentat terroriste et islamiste commis il y a tout juste 11 ans et elle les a assurés du soutien indéfectible de la République dans la lutte contre toutes les formes d’antisémitisme.

 

On retiendra des propos forts prononcés par la Ministre au cours de son allocution, lorsqu’elle a notamment rappelé avec lucidité et émotion que « le propre de l’antisémitisme, ce n’est pas seulement de survivre aux siècles, c’est d’épouser les codes de son époque.
Il se transforme, change de vocabulaire et de visage, mais il ne change ni de nature, ni de cible.
Aujourd’hui, il s’est trouvé un nouvel eldorado, un territoire idéologique où prospérer.
Un étendard brandi par l’extrême gauche qui porte une responsabilité historique accablante dans cette explosion de l’antisémitisme.
Ce cheval de Troie, c’est celui de l’antisionisme, un antisionisme qui n’est pas un débat politique.
Qui n’est pas une critique libre de la politique d’un gouvernement.
L’antisionisme, c’est une idéologie de négation et d’essentialisation.
La négation du droit même d’Israël à exister.
L’essentialisation de nos compatriotes juifs, les rendant responsables et coupables d’un conflit à près de 4000 kilomètres d’ici, les nazifiant et leur mettant des cibles dans le dos.
Et je veux être parfaitement claire : il n’y a pas de « oui, mais ».
Pas de « mise en contexte ».
Pas de relativisme.
Pas de double standard.
La République ne négocie pas avec la haine.
Elle la combat, elle la nomme, elle la juge, elle la punit ».