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le samedi matin 9h30

34, Cours des Dames LA ROCHELLE



    





PARACHA DE LA SEMAINE : KI TISSA




La paracha de Ki Tissa est particulièrement riche en enseignements, elle retrace notamment des événements restés tristement célèbres dans l’histoire juive, à commencer par l’épisode du veau d’or, la brisure des tables de la loi, et le don des deuxièmes tables.

Bien que cette section de la Torah semble opérer une parenthèse dans le récit de la construction du mishkan, elle continue de l’évoquer dans le chapitre 31 en mentionnant notamment les qualités requises de la part de Betsalel et Aholiav pour bâtir le mishkan, le sanctuaire. Voici les mots de notre texte « Vois, j’ai désigné expressément Beçalêl, fils d’Ouri, fils de Hour, de la tribu de Juda, et je l’ai rempli d’une inspiration divine, de sagesse (Hokhma), d’intelligence (Tevouna), de connaissance (Da’at), et d’aptitude pour tous les arts. […]. De plus, je lui ai adjoint Oholiab, fils d’Ahisamak, de la tribu de Dan ainsi que d’autres esprits industrieux que j’ai doués d’habileté. Ils exécuteront tout ce que je t’ai prescrit ».

En quelques lignes, la Torah nous présente sa conception de l’intelligence et de la sagesse. Elle opère tout d’abord des distinctions entre différents types « d’intelligence ». Tout d’abord, la « ‘Hokhma » désigne la sagesse que l’on a reçue d’autrui et que l’on apprise à partir d’une source externe ; ensuite, la « tevouna » ou « bina » désigne la faculté de comprendre une notion à partir de sa propre intelligence grâce au raisonnement et à l’analyse, et enfin, le « da’at », la « connaissance » assimilée par Rachi au « roua’h hakodesh », « l’esprit saint » (Rav E. Munk).

Ce sont donc trois niveaux complémentaires d’intelligence que nous présente la Torah et que l’on pourrait désigner ainsi : la connaissance livresque, le raisonnement autonome, et l’intuition.

C’est précisément parce qu’ils possédaient ces trois formes d’intelligence que Betsalel et Aholiav ont été choisis pour bâtir le sanctuaire. Ils incarnent les formes les plus élevées de l’intelligence humaine. En outre nos Sages nous disent qu’ils avaient une compréhension exceptionnelle des secrets qui avaient présidé à la création du monde. « Betsalel connaissait les lettres par lesquelles le ciel et la terre ont été créés » (Talmud Berakhot 55). Cette connaissance intime de la création du monde le qualifiait d’office pour diriger la création du sanctuaire qui a vocation à être un « microcosme », un petit monde.