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Chabbat :Office  tous les vendredis à 19h00

le samedi matin 9h30

34, Cours des Dames LA ROCHELLE



    





PARACHA DE LA SEMAINE : METSORA




La paracha Metsora nous donne l’opportunité de revenir à nouveau sur la question évoquée la semaine dernière relative à la « tsara’at », la « lèpre » qui venait sanctionner sept fautes selon les Sages du Talmud (Arachin, 16a), et notamment la médisance sur autrui.

Comme nous le voyons dans notre paracha, cette plaie pouvait atteindre soit les pierres de la maison d’un individu, soit ses vêtements, soit sa personne elle-même. Tout dépendait en réalité de la clairvoyance de la personne affectée par la tsara’at, et si elle était capable de réagir en faisant techouva rapidement. La miséricorde de l’Eternel évite toujours d’affecter l’homme directement, elle préfère lui laisser l’opportunité de comprendre son erreur à partir de certains signes qui lui permettront de s’amender et d’éviter d’être touché trop violemment.

C’est précisément la raison pour laquelle la « tsara’at » touchait en premier lieu la maison, ou encore les vêtements, afin que la personne visée comprenne qu’elle doit accomplir une introspection afin d’identifier certaines fautes et entamer un processus de teshouva. Toutefois pour y parvenir, il fallait que la victime de ces lésions ait une certaine clairvoyance, une certaine lucidité pour être capable de lier les évènements entre eux, prendre du recul sur ce qui lui arrive et s’interroger sur son comportement. Celui qui opposait à ces manifestations surprenantes une surdité et un aveuglement, « obligeait » la providence à transférer la lèpre des pierres de sa maison à ses vêtements, et de ses vêtements à son propre corps.

Voilà donc une première vertu que nous enseigne notre paracha : la clairvoyance et l’éveil aux signes que la providence nous envoie. Il s’agit en effet d’une grande bénédiction que d’être capable de percevoir au-delà de la succession des évènements matériels un message divin. Bien souvent, l’homme traverse sa vie sans s’interroger sur le bien-fondé de ses choix, de ses paroles, de ses décisions.

Il s’interroge, au mieux, épisodiquement sur ses grands choix de vie : sa vie personnelle, son désir d’enfant, les grands principes d’éducation qu’il souhaite transmettre, son évolution professionnelle. Mais rares sont ceux qui questionnent leurs choix du quotidien : leur manière de parler, leurs jugements sur autrui, leur générosité, leur sollicitude vis-à-vis des personnes malades, seules…