OFFICES&FETES

Calendrier

Partager   

OFFICES&FETES





Chabbat :Office  tous les vendredis à 19h00

34, Cours des Dames LA ROCHELLE




PARACHA DE LA SEMAINE : VAYECHEV


Dans la paracha Vayéchev, le commentateur Rachi nous explique pourquoi Tamar choisit d’annoncer à Yéhouda qu’elle était enceinte de lui de manière indirecte :

« Elle ne voulait pas lui faire honte et lui dire : "C’est de toi que j’ai conçu !", mais elle a dit : "c’est de l’homme à qui ces objets-ci appartiennent." Elle s’est dit : "S’il le reconnaît, qu’il le reconnaisse de lui-même ! Sinon, qu’ils me condamnent à être brûlée, mais je ne lui ferai pas honte publiquement !" D’où Rabbi Chimon bar Yo’haï apprend qu’il vaut mieux se laisser jeter dans une fournaise ardente que faire honte publiquement à son prochain. »

Dans ce sillage, Rabbi Néhoraï enseigne : « Tout celui qui fait honte à son prochain finira par être lui-même humilié. Plus encore, les anges de la destruction le poussent et le renvoient du monde et ils montrent son déshonneur à tous les hommes. » (Kala).

Et dans le traité Baba Metsia (p.58), nous lisons : « Quiconque fait honte publiquement à son prochain est considéré comme s’il avait fait couler du sang, car la honte provoque le drainage du sang du visage de la personne humiliée qui devient livide. »Nous lisons aussi : « Trois personnes descendent en enfer et n’en réchappent jamais (s’ils ne s’en repentent pas) :

1. Celui qui s’unit à une femme mariée.
2. Celui qui fait honte publiquement à son prochain.
3. Celui qui affuble son prochain d’un surnom. »

Le Talmud regorge de récits prouvant à quel point les Sages d’Israël veillaient à ne pas enfreindre cet interdit gravissime. En voici un :

Mar Oukva avait dans son voisinage un pauvre à qui il avait coutume de glisser quatre zouz par la fente de la porte. Un jour, le voisin se dit : « Je veux aller voir qui me fait cette bonté. » Cette fois-là, la nuit surprit Mar Oukva au beth haMidrach. Sa femme était venue à sa rencontre. Or quand le pauvre vit que Mar Oukva s’éloignait de sa porte, il sortit derrière eux. Ils se mirent à courir et rentrèrent dans un four encore chaud. Comme les pieds de Mar Oukva brûlaient, sa femme lui dit : « Mets tes pieds sur les miens car mes pieds ne brûlent pas ». Comme Mar Oukva s’attrista du fait que la chaleur touchait ses pieds et pas ceux de sa femme, cette dernière lui dit : « Moi je côtoie des pauvres tous les jours et je leur prodigue plus de bonté que toi parce que je leur offre des aliments prêts à la consommation, tandis que toi, tu leur donnes des pièces. »